jeudi 13 septembre 2012

Hoover Dam

Apres avoir rejoint Cécile et Antoine sur Las Vegas au Stratosphère, l’hôtel le plus haut de Las Vegas qui porte sur son toit quelques attractions de fête foraine dont un bas jump du haut de la tour. Nous avons surtout une vue incroyable sur le strip ( la ou se trouve les hôtels les plus mémorables)
Las Vegas la nuit...
Nous nous sommes ensuite promenés le long des rues après quelques pauses dans différents casinos histoire de payer le dollar qui te permet d'attirer la serveuses et ses cocktails gratuits... Nous ne nous sommes pas couches trop tard car le lendemain c'est le départ pour le Grand Canyon. 

Mais désolé, le grand canyon n'est pas pour tout de suite...

Un petit détour pour le barrage de Hoover autrefois connu sous le nom de Boulder Dam était un must to do. ( prés de Boulder city ou il se trouve une petite microbrasserie plutôt pas mal, il parait, il était un peu trop tôt pour l’apéro... Il a été construit dans les années 30 après la grande dépression  sur le black canyon ou passe le Colorado. L'oeuvre est gigantesque. La visite de deux heures sera neamoins pour une autre fois. elle permet de descendre en bas  
Tout en bas...
Il fait sec... au printemps l'eau monte facilement de quelques mètres...

Ces tours qui sont le signe très reconnaissable de ce barrage

C'est ce qu'on appelle un dévidoir... suffisament large pour permettre une grosse riviere de s'y engouffrer.

Aujourd'hui la sécheresse fait que le dévidoir n'est plus utilise. Je vous invite a faire un tour sur wikipedia qui  propose d'impressionnantes photographie de l'epoque de la construction...comme celle ci par exemple...
Ca laisse pantois...photo de la fin de construction du barrage en 1935
Apres une vingtaine de minutes pour sentir la force humaine au milieu de ces montagnes non moins collossales, nous reprenons la route pour le grand canyon...Allez encore un peu de patience...ce sera pour le prochain billet.


mercredi 12 septembre 2012

Napa Valley...

Voila bien longtemps que rien n’était écrit...Il faut dire que la vie a apporté  pas mal de bonheurs dont certains n'ont rien de bien spécial a relater...bien que..bien que... 
Je vous propose donc les aventures de Toitoine et Cécile en Amérique ! Je ne dévoilerai pas tout. Pour vous mettre en appetit avant la découverte des grands parcs américains... Détour par les vignobles de Nap

Quelques jours après l’arrivée de nos deux tourtereaux, le temps qu'ils se remettent du décalage horaire, nous sommes allés sur Napa Valley, là où  il y a du bon vin et    il fait dix degrés supplémentaires permettant  à  C d'enlever son éternel polaire (je plaisante bien sur). Nous avons, cette journée eu le temps de tester deux différents vignobles, trois sites et une microbrasserie dont je vous avais déjà fait la description ( Russian River).  Comme tout voyage entrepris, tout commence avec un bon petit déjeuner pour bien se caler. Direction donc café Roma près du Monterey Market (qui se trouve a Berkeley)    nous pouvons déguster ces délicieux bagels gonflés à  l'oeuf, au fromage et au bacon ou au jambon. Miam miam !

Après une heure de route, C, Toine, Daphne, Nathaniel, Czelena, Pri  et moi prenions la route en direction du castello di Amorosa. Le proprio a fait reconstruire un château existant en Toscane en déplaçant chacune de ses pierres, la moindre fissure semble être  là . Le château a une belle gueule même si ça sent le décor en papier mâché puisque l'histoire du château est tombé  dans une sorte de faille spatio-temporelle. La seule question qui nous est venus a tous,  à  mes amis américains également, c'est "pourquoi ?" 
 C'est quand même jolie. Il y a un gout du décorum avec de jolis oliviers, un jardin à l'ancienne
 Elle est   la poulette ?
 What's up duuuude ! Je crois qu'elle ne fait pas que la manger, l'herbe
L'entree vue du bas
 Ce que nous voyons vue de l'entree...

Pas de dégustation de vin ici car il est davantage connu pour son architecture que sa qualité...De plus, la dégustation n'etait pas vraiment donné et la visite d'un chateau d’Europe à  Napa Valley ne nous disait que trop rien...
Du coup direction V. Satui (http://www.vsattui.com). La societe s'est installé en 1882... On pourrait se dire qu'ils ont eu le temps d'apprendre à  faire du vin... he bien à part un madère tout spécialement intéressant et un rouge qui pourrait s'approcher d'un côte du Rhône, il n'y a rien eu de bien particulier. Leurs vins sont courts en bouche et developpent des goûts de cerises ou de framboises ou de fraises... Il y a finalement plus une recherche d'exotisme plutot qu'un effet de cuisse, de construction...La première vigne aurait été plantée dans les années 1840 et la région au final comptait  à  la fin du XIX ème siècle plus de 140 vineries. Aujourd'hui, on en compte 340. Le terrain n'est certes pas facile à comprendre avec plus d'une centaines de sols différents exposes au grand jour par le jeu des plaques tectoniques. Les cépages principaux sont le Chardonnay  le merlot, le pinot noir le zinfandel et le cabernet sauvignon.
 On était quand même content...A noter un rosé tout a fait dégueulasse qu'on le servirait meme pas avec des merguez bien cuites tellement que le mal de tête serait obligé. Un vin comme ça, ça vous passe du gosier aux cellules grises boum. M'enfin ce rosé est fortement apprécié par notre guide ( qui n'a pas cachée le fait d’être légèrement alcoolique puisqu'elle en boit facilement une bouteille toute seule...
Direction en suite la maison Failla ( http://www.faillawines.com/) Ou pour le coup nous avons été simplement ravis... Des chardonnays absolument délicieux, un pinot noir particulierement riche. Et c'est  là où  il faut faire attention. La maison est installée dans la vallée de Napa Valley mais le vin provient de la vallée d'à coté...ah les américains et le marketing...La maison est comme une niche un peu en retrait sur les hauteurs. Il y fait frais, il y fait bon. Notre guide a passé une bonne partie de sa vie en France et la maison elle meme cherche  à faire du Francais... c'est sans doute pour cela que l'on a bien aimé...
 Nathaniel, Czelena, Votre serviteur, Priscilla
 Antoine Cécile & Daphné

Après tout ça, parce que nous avions encore soif... nous sommes allés sur Santa Rosa histoire de faire déguster un peu de bieres sur Russian River. Le problème a sans doute été d'attendre 30 minutes avant d’être servis. La place est tout simplement bondée mais une fois installé, on est comme des princes.
 Le plateau de degustation de Russian River, on ne s'en lasse pas...

Le lendemain, levés sans mal de crane et tôt pour préparer un bon brunch.
Pancakes, pomme de terres sautées, bacon, oeuf brouilles et petit légumes et petit cocktail, le fameux Mimosa (Champagne et Jus d'orange). Je sens tout de suite le lever de hue que vous pouvez déjà prononcer.  Quand on dit champagne il faut entendre une sorte de mousseux... Sachant qu'ils n'ont pas le droit de dire champagne mais vins pétillants réalisés par la méthode champenoise... enfin bref c'est du champagne sauf qu'il n'est pas fait en champagne...

 Un brunch digéré lors d'un petit concert en plein air à San Fransisco. Au programme de la soul, du jazz... ça swingait plutot pas mal. Cela s'appelle Stern Grove et c'est tous les dimanches durant l’été, le Stern Grove Festival ( www.sterngrove.com)

Un cadre plutot sympathique je trouve.

Les amoureux se sont ensuite profiles doucement vers santa Barbara pour boire a leur première année de mariage. La décence m'oblige à ne rien montrer de cela. Il faut quand respecter leur intimité :)
Au prochain numéro ( qui ne viendra pas dans trois mois promis), le Grand Canyon avec sa faune, sa flore et son grand canyon pour faire original...

A bientôt


dimanche 3 juin 2012

Tout feu tout flamme

Bonjour les amis !!
Au programme, changement de température. Nous avons été, Kaspar et moi. Tout feu tout flamme  http://www.youtube.com/watch?v=7TtXavmg1cA puisque nous somme allé sur Phoenix (Capitale de l'Arizona) pour aller écouter Rammstein et marcher un peu dans le désert...

Avec la belle Mustang de Kaspar (la voiture et pas sa jument), nous avons pris la route pendant une bonne dizaine d'heures avec plusieurs haltes bien agréables. J'ai ainsi découvert les IN&OUT, une chaîne de burger qui se paie le luxe de n'utiliser que des s’arrêtant locaux et non congelés, la qualité est donc au rendez-vous. La nuit s'est fait ensuite dans un super 8; une chaîne d'hotels bon marché (25 $ pour la nuit et par personne). Alors faut bien sûr pas chercher le luxe mais à comparer avec l’hôtel de Monterey essayé avec Adeline... disons que la différence n'est pas très éloigné au final.

A Phoenix, il faisait chaud. Sans aucun doute autour des 100 °F soit 30 °C. Après un petit tour dans la piscine de l'hotel, nous étions fin prêt pour voir un Till prêt à cracher le feu, et Flake prêt à en prendre pour son grade tout du long... A noter la première chose la plus agréable pour les concerts aux US...Il n'y a pas besoin de se présenter une dizaine d'heures avant l'ouverture des portes pour espérer être devant. 40 min suffisent amplement !! Nous sommes donc retrouvé à quelques mètres des barrières. Alors bon, en poussant un peu nous aurions pu être encore plus proche mais nous n'aurions pas eu la joie d'être bousculés par la foule en délire, chantant par coeur toutes les chansons du groupe. En première partie, une sorte de DJ mixant sur les tubes a essayé de chauffer la salle. Ça a amusé le public les quelques premières chansons et ça l'a ennuyé par la suite. Merde quoi, on voulait le groupe et le vrai. Ils sont entrés triomphals portant les drapeaux de l'Arizona par le milieu du stade. Une mini scène au centre s'est élevée. Une passerelle leur permettant le passage jusqu'à la grande scène est descendue et là les choses sérieuses ont commencés...Les cris résonnent encore à mes oreilles lorsque je me remémore. Difficile d'en dire plus et désolé... pas de photos dégueulasses (comme c'est souvent le cas dus aux effets de lumières et de fumées mais une petite vidéo déniché sur youtube http://www.youtube.com/watch?v=trJzT8B-Xss).  Vannés par la route, nous sommes passés par la case dodo avec le désir de se lever tôt pour visiter un peu Phoenix. La ville a bien sur un aspect très nouveau. La ville est née en 1861 et son statut de ville est reconnu en 1881. Les natifs indiens sont appelés les Honokams. Elle est devenue la capitale de l'Arizona et est aujourd'hui la sixième ville la plus peuplée des US. La ville est propre et il n y a donc pas énormément de monuments historiques. Voici un fameux pont...un des précieux landmarks de la ville

Après un très bon petit déjeuner dans le quartier de Scottsdale et une dégustation légère de bières prise à four peaks brewery, nous sommes repartis dans l'autre sens pour Joshua Tree National Park. A noter la différence de prix de l'essence en passant la frontière jusqu'à 50 ct par gallon... Hum les belles taxes... Le parc se trouve à l'est de la Californie et sa particularité comme vous vous en doutez est d'être un lieu parfait pour permettre à ses fameux arbres de pousser.  Ce n'est donc pas le lieu de production de l'album de U2. Le Joshua Tree est un genre de Yucca et ça ressemble à ça...
Les jolies couleurs des bières de la Four Peaks Brewery !!

 L'ombre d'un Joshua Tree
Quelques Joshua Trees...
Quelques fruits d'un... Joshua Tree !
L'histoire raconte que les immigrants mormonts ayant traversé le Colorado (fleuve), voyant cet arbre levant les bras vers les cieux, auraient aussitôt pensé à la figure biblique de Joshua. L'histoire de Joshua est contée dans les bouquins l'exode, les nombres et Joshua. Il a pris la suite de Moïse lorsqu'il est mort. Les Joshua tree sont surtout amusants puisqu'aucun ne ressemble à un autre et leurs figures sont plus souvent grotesques qu'endossant une fonction de guide spirituel. Ces arbres ont longtemps servis aux indiens qui utilisaient les feuilles pour confectionner des paniers et des sandals tandis que les fleurs et les graines étaient un sympathique complémentaire nutritionnel. Plus tard, les chercheurs d'or les utilisaires simplement pour leur bois et réaliser des enclots pour le bétail. Le Joshua tree est la base d'un écosystème riche puisque de nombreux oiseaux, insectes et reptiles ( surtout des lézards) dépendent de lui pour avoir une belle vie.

Un Kaspar heureux après déballage de la petite boustifaille, gruyère, charcuterie et pain arrosé de bières... On a bien mérité après toute cette route...


Le parc est un vrai désert vivant. Kaspar et moi avons eu la chance de le voir en fleur et riche de vie. Du coucher du soleil où les abeilles bourdonnent encore jusqu'à son lever qui permettent à certains oiseaux de sortir manger quelque chose évitant ainsi les chaleurs, aux coyotes de communiquer sur le petit matin.
 Petit Cactus Mignons
 Petits Fruits de cactus a priori comestibles mais nous n'avons pas testé...
 Juste pour la curiosité à quoi ressemble le bois de ces cactus... 
Ceci n'est pas Kaspar le Lézard (Pardon pour le mauvais jeu de mot Kaspar surtout qu'il a l'air d'endurer un peu mieux les 38 °C que nous...)


Les campings sont placés entre les morceaux de montagnes qui se désagrègent petit à petit sous les quelques pluies annuelles. Le paysage est chaotique, le temps est passé par ici. On a le sentiment de gravir quelques échelles du temps qui nous projettent dans le passé. Je n'aurai pas été surpris gravissant le  mont Ryan de croiser quelques mineurs d'or ou d'argent revenant de leur exploration. Avec l'imagination galopante, je n'aurai pas été surpris de voir quelques disciples de Chtulhu, tant les amoncellements de roches paraissent telles des constructions inhumaines, impossibles et anciennes.
 La route serpente entre les amoncellements épars des montagnes anciennes...
 Les pierres reposent ainsi sans aucune logique, les vents ayant nettoyés les "joints" qui les ordonnaient

Levés aux aurores pour profiter du lever du soleil et de température clémente, nous avons fait quelques petites randonnées, la montée du mont Ryan qui culmine à 1664 mètres. Même si une 1664 n'est pas une bière fantastique, nous nous devions de la faire. Nous avons ensuite traversé le désert avec la voiture, le parc fait quand même presque 60 miles de large pour réaliser une seconde randonnée qui s'est avérée plus difficile. La température grimpait pour atteindre les 35 °C.
Vu du mont Ryan... On a l'impression qu'une guerre à éclater et démolit les édifices, ne laissant que ces ruines...


Le roadrunner existe, je l'ai rencontré !!! Cet oiseau court bien qu'il sait voler pour économiser ses forces. Le sol est un peu plus frais que l'air surchauffé d'un désert. Il ne boit presque pas d'eau. Il se contente du sang frais de ses victimes telles que des lézards. Son vrai nom est le géococcyx. Nous avons croisé cet animal mythique et même une famille complète, la maman, les huits tout petits derrières et le papa qui fermait la marche.

Faire une rando d'environ 12 km par une telle chaleur peut sembler du suicide. C'était pas loin. Nous avons eu chaud... très chaud. Mais cela valait bien le détour pour atteindre une oasis coincée entre les montagnes. Sortis de nul part. Des palmiers géants reposaient sur un lit de sable fin. Ils sont restés au loin malgré tout car il n'y a pas de chemin aisé pour y accèder sans risque et nous étions bien entamés par la chaleur...
 Au début de la rando pour donner un avant goût !
A la fin de la rando... L'ombre est troooop loiiiin 







Je peux vous dire que même un buveur de bière ne peut qu'apprécier l'eau même si elle est trop chaude...



A noter sur la route, pas de photo hélas car nous n'avions pas de filtres solaires pour nos appareils photos, la jolie éclipse annulaire du soleil par la Lune. Nous étions un peu trop au sud pour l'avoir complète alors nous n'avons eu le droit qu'à un jolie croissant de Soleil... Nous étions vraiment sous un we fantastique !!!

A noter récemment, la dégustation de belles et bonnes huîtres sur Tomales Bay au nord de San Fransisco...Sur la route 1, au milieu de rien, un amoncellement de gens, des familles complètes, des groupes d'amis, venus acheter quelques filets pour s'installer autour de tables et ouvrir soi-même ses coquillages. L'ambiance était vraiment au beau fixe...


A noter concernant le travail, l'arrivée d'un aide de labo incroyable... une nouvelle machine à Café. Je ne l'ai pas encore nommé. Si vous avez des idées  :D

A bientôt pour des prochaines aventures !!!



jeudi 10 mai 2012

Bière... Bière... Bière


Voilà longtemps que je ne vous avais rien écris. Et pour cause, il n’y avait rien de bien spécial à raconter. Je vais néanmoins vous parler un peu du liquide que je préfère entre tous. La bière. Bière et Etats-Unis semblent ne pas faire un bon mariage. On pense de suite à la budweiser qui est finalement l’équivalent d’une stella artois.
J’espère à travers ce poste vous démontrer le contraire.
Comme vous le savez sans doute, la bière est certainement la boisson alcoolisée la plus répandue dans le monde. La fabrication serait due à une sorte d’accident. Une amphore contenant du malt et houblon, un peu de pluie et pam ça a fait des chocapics  enfin plutôt ce qui devait ressemble à une bouillie alcoolisée. Il faudra compte le XIX ème siècle avec une meilleure compréhension des réactions biochimiques pour arriver à cette boisson limpide et désaltérante.
Il ne faut donc pas grand-chose pour faire de la bière. C’est pourquoi c’est finalement une des boissons la plus simple à réaliser. C’est donc également ; passé une première récolte de graminées, une des premières qu’il sera possible de faire. Le vin demande en effet plus de temps et un savoir-faire tout différent.
La bière américaine est riche de nouvelles idées mêlées à d’anciennes qui ont fait leurs preuves comme les saveurs d’une bière allemande est très facilement distinguable d’une bière belge en ce qui concerne une blonde simple fermentation ordinaire.
Si la base de fabrication est simple. Il y a suffisamment de paramètres sur lesquels jouer pour définir différents arômes en accord avec une fermentation laissant plus ou moins place à un degré alcoolique significatif. Les choses commencent avec l’étape du maltage. Etape qui consiste à bouillir des grains dans une eau de très bonne qualité. Les grains ?  Essentiellement du malt (orge et froment parfois un peu d’avoine). Les proportions peuvent changer et pour une bière blanche, une plus grande quantité de froment est nécessaire. Il faut également du houblon riche en acide. Cela va permettre de stabiliser la bière, donner des notes différentes plus ou moins fleuries, donnant des arômes. Et puis cela permet de naturellement conserver la bière. Ensuite on peut encore complexifier les choses en utilisant des grains crus tel que du riz (comme la budweiser par exemple) ou du froment non malté. Et si on veut décidément ajouté une note d’exotisme, du miel (on pense à la Barbare ou à la bière des Ours), des épices, des écorces d’oranges ou même des algues… Tout est possible donc. Nous voyons également arrivé des bières sans gluten à base de malt de riz ou de sorgho. On ajoute un peu de sucre, on porte à ébullition pour laisser un peu réduire et à température de 25 °C, on ajoute les levures qui vont transformer ce sucre en alcool. L’étape de fermentation peut être réalisé de différentes manières suivant les levures utilisées. Elles sont dites basses ou hautes suivant la productivité d’alcool dont elles sont capables. Les basses donneront généralement des bières légères tels que les pils ou les lagers tandis que les hautes vont donner plus d’alcool car celui-ci ne freinera pas sa production au contraire des levures basses. Les arômes sont souvent plus complexes et donnent une bière de catégorie Ale. Il y a encore la fermentation spontanée utilisant des levures de souches sauvages. Les lambics sont de ce type (les plus connus sont sans doute la Faro ou encore les gueuzes). Certaines brasseries ajoutent une autre levure lors de la mise en bouteille pour réaliser une double fermentation.
Je lève maintenant ce qui est une confusion pour beaucoup. Ce qu’on appelle une triple ou trippel ; un double ou une dubble ne sont pas des doubles ou triples fermentations mais simplement ainsi nommés car c’est le triple ou le double de matières premières qui est utilisé. Le pourcentage d’alcool monte ainsi au-dessus des 7 °.
Un tout petit paragraphe sur la couleur et on passe à ce qui se passe dans mon coin.
Tout est finalement encore là une question de ce qu’on veut utiliser comme matière première. Plus les grains seront torréfiés et plus la bière sera noire. On balaye ainsi des blondes (Lagers) aux noires (Stouts) en passant par les ambrées ou les rousses et les brunes. Une étape avant la garde est de plus en plus utilisée c’est la filtration qui permet d’obtenir rapidement une bière limpide. Certaines types néanmoins restent dans le rustique notamment les trappistes. Pour certains, la filtration est une hérésie car cela prive un vieillissement en bouteille qui peut être intéressant et enlève aussi certains arômes.
Nous allons commencer ce voyage au pays des microbrasseries par Lagunitas Brewing Company (http://www.lagunitas.com/home.html)
.
 Ben voilà ça en fait quelqu’unes à goûter un peu non ?
Celles de gauches sont leur gamme annuelle. Les spéciales sont des saisonnières. Du coup ça change tous les trimestres environ. La I.P.A est sans doute la plus commercialisée en dehors de la brasserie et se trouve aussi bien en petite bouteille qu’en pression même chez un simple vendeur de burritos. La maximus est une blonde triple qui tape un peu plus mais a su garder un goût de fleur intéressante. La hop stoopid est également une blonde triple mais là la quantité de houblon est encore doublée ce qui donne un goût vraiment original pour les amateurs de cette amertume si particulière. Leur gueuze est agréable. La quantité de sucre n’est pas trop inquiétante ce qui permet une réelle dégustation sans se sentir écoeuré comme c’est parfois le cas lors de l’abus de Faro par exemple. L’imperial Red est sans doute ma préférée ici. (impériale ? Késako ? http://bloguedebieres.com/2011/08/18/pourquoi-certaines-bieres-sont-elle-imperiales/ à Bonne lecture). Les gnarly wine sont des stouts très caramélisés. Comme la dégustation s’est faite vers 18h de l’aprem, je n’étais pas dans l’état d’esprit de boire une stout, je les ai moins apprécié sur le coup. Reste la Waldo, ma seconde préférée lors de la dégustation, je la placerai entre une blonde double et une ambrée. Elle conserve un coté fruité qui ma foi m’a bien plu.

Voici une autre microbrasserie tout à fait étonnante sur Santa Rosa.

Si vous etes interessée en une en particulière je vous prie de vous tourner vers le site http://russianriverbrewing.com/. Que les noms sont amusants n’est-ce pas ? Nous avons eu la possibilité d’en gouter une petite quinzaine ici. La meilleure sans aucun doute étant sans doute la double IPA : Pliny the Elder. Pas d’inquiétude tout est bon ici. La Aud Blonde, la Redemption ou encore la Little White Lie servant de rince palais entre deux autres au gout beaucoup plus marqué notamment les bières beaucoup plus houblonnées ou leur marque de fabrique, les bières acidulées. Elles se démarquent par une méthode de garde un peu particulière. Elles vieillissent en tonneau ayant servis précédemment à la vinification. Ceci donne aux bières des notes de fruits plutôt étrangères au point de se demander ce que l’on boit. Une sensation de boire du cidre arrive vite à l’esprit et pourtant les notes de bière sont bien là.
La région est riche en microbrasseries. Ces deux dernières se trouvent dans le comté de Sonoma soit un peu au nord de Berkeley. Berkeley compte deux microbrasserie Triple Rock et Jupiter dont je vous ai déjà mentionné les noms précédemment. Ce we ce sera la découverte d’une troisième, http://www.marinbrewing.com/, la Marin brewing company. Viendront prochainement http://www.avbc.com/main/ dont j’ai déjà gouté quelques-unes en bouteille et en pression. Cela présage que du bon, je peux vous le prédire sans hésitation. Reste encore Lost Abbey http://www.lostabbey.com/, Stone http://www.stonebrew.com/home.asp#; Greenflash http://www.greenflashbrew.com/; Flying dog http://flyingdogales.com/ dont j’ai gouté une blonde bien agréable.
Quoi d’autres ? ben un peu plus loin se trouve une brasserie au nom fantastique de Grand Téton. On y boit comme au sein de sa mère… pardon pour la comparaison…


Du coté de Baltimore… Absolument fantastique. Je vous laisse visiter leur blog qui rien que par le design des étiquettes laisse présager du bon. Sans rire, ce n’est pas de la fausse pub. http://stillwaterales.blogspot.com/
Et parce que une bière ne se boit bien qu’avec de la bonne musique pourquoi ne pas réunir les deux ? C’est chose faite avec une bière Texane.
La Black Metal, une stout bien senti avec ses 10 °qui pour mon malheur ne se sentent pas du tout.
Bien voilà un peu ce qu’à offrir la Californie et les Etats Unis en matière de bière. Bon après, le mieux c’est encore de venir me rendre visite pour goûter tout ça…
Je vous promets de tenir à jour le blog un peu plus souvent…Mais pour mon excuse je travaillais... beaucoup... La prochaine fois ? Il y aura au menu la ville de Phoenix, Rammstein et un park bien sympa Joshua Tree…

jeudi 22 mars 2012

Monterey & Cô

Bonjour à tous !!!

Je vais vous parler aujourd'hui entre autres choses du we allongé (3 jours) passé avec Adeline. Pour se mettre dans l'ambiance, imaginer un temps de la Toussain; chez vous. Il a flotté H24 durant 4 jours. Adeline avait vraiment la meilleure semaine possible : une chance sur cinquante deux pensew bien.  Nous avions décidé d'un petit voyage entre  Yosemite, Sequoia Park et Monterey: Mais vu que le temps prévu y était neigeux et que par conséquence, la plupart des routes allait être fermées et que celles ouvertes nous auraient pris quelques heures supplémentaires; nous avons simplement décidé d'en limiter l'usage. Direction donc Monterey et Côte... Avec le spécial Bertrand, on verra ensuite...
Ce changement de plan de la dernière minute m'aura permis de trouver un site sympathique pour la réservation des hotels; entre autres: bookit.com. J'ai trouvé une offre alléchante pour deux nuits dans un 4 étoiles pour 100 $ la nuit pour deux. Je ne suis pas un amateur du luxe mais si on ne le paie pas... pourquoi pas. Avons nous été déçu ? Heuuuuuu oui. Je pense qu'au final, il y a de quoi... Voyant dans quelle chambre nous avons été mis et qu'au passage elle aurait du nous couter 450 $... 
Découvrez avec moi cette fantastique vue à travers les trous du rideau de la chambre... 
Est ce que ça ne vaut pas le coup d'oeil ? De toute manière, il n'y a de la place que pour un seul:
Le petit tour à la salle de bain nous permet de contempler une douche italienne au pommeau ridicule. J'ai préféré prendre une vue d'un des multiples carreaux fissurés...
La vue complète de la chambre vous aurez donnée une sensation de faire partie d'une fabuleuse vitrine du juste prix... Je ne parle pas encore du bureau de réception où les employés ont du se munir de diverses boîtes empilées les unes sur les autres pour ajuster la hauteur de l'écran; du clavier et de la souris à leur besoin. Peut-être en fais-je un peu trop, m'enfin pour un 4 étoiles... Je m'attendais à mieux.

Je me suis rendu compte peut etre à cause de la pluie du samedi, je n'ai absolument pas pris de photos de la ville en elle-même. Ce qu'elle a de différente se situe surtout sur sa rue la plus proche de la côte M Canary Row. La ville a connu un essor économique sans nom par la pêche à la sardine. Tout a été rénové et détourné par la suite. On retrouve néanmoins hormis l'aquarium qui avait repris les lieux, des passerelles couvertes qui joignent le bâtiment qui servait de dépôts; d'entrepôts et de préparation aux expéditions à celui qui servait à la partie administrative et sociale.

La côte juste au sortir de Canary Row (sur la droite)
Des Lilys !!!

La côte juste au sortir de Canary Row (sur la gauche) 
Ce samedi était un jour spécial, celui de la saint Patrick. Nous avons fêté ça dignement à la Canary Row Brewing Compagny. Ils avaient une petite sélection de bière plutôt sympathique. Jugez plutôt....
72 beers on tap (en pression)

Prohibition/Poppy Jasper/Arrogant Bastard/Triple Karmeliet/Smithwicks/Old Rasputin/DBAOn a pas touché aux bières en bouteille...

Avec tout ça, nous étions un peu sec, la chambre ayant sans doute un problème d'aération...Nous nous sommes néanmoins réveillés frais et dispo pour la visite de l'aquarium... Petite sélection...


Sunfish : hideux non ?

Ho les petites méduses... En vrai c'est encore plus beau sans compter la grande variété de cette espèce encore bien méconnue
Dans un autre genre, les hyppocampes sont pas mal non plus  !!!
Après un petit repas plastifié ( comprendre salade en barquette), nous nous sommes dirigés vers une petite pointe au sud de Carmel : Lobos point. Nous avons pu admirer les sealions. Admirer surtout grâce au super zoom de l'appareil photo d'Adeline. Nous les avons plus entendu chanter en fait.

J'aime bien cet arbre
Je vous ai dit que j'aimais bien cet arbre ?
Après quelques heures de marche, nous avons continué sur Carmel, rêvant plus ou moins devant des propriétés somptueuses et fait un peu de lêche vitrine devant les galeries d'art
Ce chien bleu ? C'est Foofur  http://www.youtube.com/watch?v=rJZRIbGqdLQ plus connu que ce boxer... L'artiste est sans doute une personne dangereuse qui est resté bloqué dessus puisque toutes ces peintures le mette en vitrine. Je veux parler du chien bien entendu...    

Nous avons ensuite pris la route pour tenter Big Sur ou Pinnacles mais contrairement à la réserve précédente, il fallait être vraiment équipé rando. Nous avons donc pris la route pour SF histoire de montrer à Adeline, le second effet Bertrand



Sans Bertrand, il fait gris, on ne voit rien c'est triste
Avec Bertrand ?
Adeline est contente

Je plaisante bien entendu mais il est vrai que c'était bien plaisant de retrouver un peu plus de soleil et donc de la chaleur. Une petite promenade sur Sausalito et derrière le Golden Gate s'en est suivit. Du coup, si j'apprends à faire du surf. Je saurai où aller. Nous avons enchaîné ensuite sur Fairfax où vit la Tante d'un ami précieux : le bon Liam. Bien que longtemps loin de l'Irlande, elle n'a rien perdu de la gérénosité légendaire des Irlandais car sur les huit pintes de guiness et cinq pintes de Smithwicks consommées dans son bar, nous n'en avons payé aucune. Ambiance agréable au Sleeping Lady garantie avec le bonheur d'une soirée Open Mic ( 10 min par artiste sans restriction de style)...

Je finirai ce petit billet par cette photo


C'est ma tite Tuture: Je ne lui ai pas donné de nom, j'attends vos propositions...
A très bientôt pour de nouvelles aventures !!!

Spécial merci à Adeline pour ce we et m'avoir permis d'utiliser quelques unes de ces photos...